Le vieux Tokyo

Depuis le 11 Mars 2011, je constate un renouvellement accéléré du paysage urbain tokyoïte… On fait place nette, et les bicoques coincées entre 2 immeubles disparaissent…

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David

David Michaud est photographe et auteur vivant au Japon depuis 2007. Créateur du site Internet LeJapon.fr il est aussi auteur de 5 livres : «JAPON», «Traditionnel Japon», «JAPON : 365 Us et Coutumes», «Le Japon – Grands Voyageurs» et «Japon Vu de l’Intérieur» !
Depuis 2009 il invite les internautes à découvrir à ses côté la capitale nipponne lors de Tokyo Safari !

3 pensées sur “Le vieux Tokyo

  • Une conséquence du séisme ? Par peur des effondrements ? C’est dommage dans un sens, même si c’est pour plus de sûreté…

  • David, je pense aussi qu’il faut voir que ces vielles bicoques appartenaient à des Japonais, tokyoïtes de génération en génération, dont les familles ont pu accéder à des logements neufs, qui n’ont pas repris le commerce de leur parents ; et qu’au Japon, on ne vend pas les maisons, on rase pour faire du neuf (c’est inscrit dans les mentalités). Donc, tant que les bâtiments ne sont pas historiques (nombre de temples mêmes sont démolis pour ensuite les rebâtir avec des matériaux neufs… Si ce n’est en intégralité, du moins pour partie), on rase. Les Japonais sont habitués à cela, la géologie du pays, de toute façon, force à démolir pour reconstruire.

    En revanche, ils font tout de même attention aux restes entiers de village Edo, comme à Sawara (même si le reste de la ville est une ville fantôme), ou à Narita. D’autant plus que Tokyo a été ravagée par les incendies du grand tremblement de terre de 1923, puis par les raids américains de 1945 qui ont détruit 51% de la ville, les constructions étant bien évidement à l’époque en bois (ceci dit, les maisons individuelles sont toujours en bois). A ce propos, il existe 5 vieux bâtiments de l’ère Edo alignés les uns à côté des autres, entre Ueno et Asakusa, qui ont miraculeusement résisté aux flammes de l’incendie qui a suivi les bombardements. En revanche, je ne sais pas où ils se trouvent. Ils portent des plaques de cuivre avec des inscriptions, censées protégés les demeures.

    J’adorerais participer à un programmes de préservation de bâtiments Edo, de vieilles maisons typiquement japonaises. Il y a une émission télévisée où des architectes sont appelés pour réhabiliter de vieilles maisons familiales (les heureux élus couvrent la moitié des dépenses). Il y a, à quelques mètres de chez moi, une maison typiquement japonaise. Et le plus drôle, c’est qu’elle a le même patronyme que celui de ma famille nippone ! Mon rêve, c’est de pourvoir en acquérir une, un jour, et la réhabiliter pour y vivre. J’avais le même espoir en France : acquérir une vieille ferme, un vieux moulin, un bâtiment historique délabré, et le réhabiliter. Les constructions modernes, il y en a de très belles (les monstres de verre et d’acier sont fascinants), mais ça vieillit mal.

  • c’est dommage car c’est typique japonais!

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