Le dernier Samouraï
15 décembre 2009 | par David | Publié dans Le Japon Magazine | 18 Commentaires | lu 15 515 fois | 125 votes ! Merci !
Ôtani Yasuhiro sensei n’a pas d’âge… Inutile de rechercher sur Wikipedia : 大谷 康裕 (Ôtani Yasuhiro)… Son nom n’apparaît que gravé sur la pierre de la région qui l’a vu naître.

Ôtani sensei n’est pas de ceux qui aiment que l’on parle d’eux, il est juste un maître d’arts martiaux qui enseigne à ses disciples. N’allez pas non plus chercher dans ses cours des initiés avides de connaître ses secrets… L’avenir de son art, il le voit dans le regard des enfants. Ses mots sont rares, son regard tranchant, mais derrière la dureté apparente de l’homme émane une force réconfortante, juste et tendre… celle d’un maître !

Il a commencé les arts martiaux assez tard (de son propres aveu).A 17 ans il découvre l’Aïkido (art martial japonais à base de techniques avec armes et à mains nues utilisant la force de l’adversaire) et s’entraîne dur pour monter en niveaux. Mais en faire son métier, il n’en est pas encore question, Ôtani Yasuhiro fera sa carrière en tant que photographe, faisant principalement des portraits dans son petit studio qui deviendra au fils du temps son Dojo (salle d’entraînement où l’on étudie les arts martiaux).
La maîtrise des arts est l’atout majeur du maître, que cela soit martiaux ou purement artistiques, il transforme tout ce qu’il touche en une œuvre forte et pleine d’émotion. C’est vers cinquante ans qu’il commence à vouer une passion pour les samouraïs, recherchant les vestiges d’une époque lointaine, et débutant une véritable collection d’armes et d’armures d’époque. Il commencera aussi à partir de ce moment son apprentissage de l’Iaido (art martial d’origine japonaise se focalisant sur l’acte de dégainer le sabre et de trancher en un seul mouvement), pour en devenir un maître aux nombreuses Dan (indique le grade).






















